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Intermittents et précaires, Antonella Corsani, Maurizio Lazzarato
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Matteo Pasquinelli
2009-06-03 21:26:52 UTC
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From: Laurent G <yotogui@
Date: 3 June 2009
To: Multitudes infos liste <multitudes-***@samizdat.net>


Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France
http://www.cip-idf.org


Intermittents et précaires, Antonella Corsani, Maurizio Lazzarato


Depuis 1992, les Coordinations des intermittents du spectacle se sont
construites autour d’un constat et d’une revendication : la
discontinuité de l’emploi qui caractérise le secteur du spectacle
concerne un nombre grandissant de travailleurs et pas uniquement les
artistes et les techniciens du cinéma, du théâtre, de la télévision,
du cirque, de la danse, etc. Pour combattre la précarisation et la
paupérisation de couches de plus en plus importantes de la population,
un régime de l’intermittence doit être élargi à tous les travailleurs
soumis à la flexibilité de l’emploi.

Mais c’est lors du mouvement conflictuel qui a marqué la scène
politique de juin 2003 à avril 2007 que, pour la première fois, les
intermittents en lutte assument, jusque dans le nom qu’ils se donnent,
le fait d’être à la fois « intermittents » et « précaires ». La
Coordination des Intermittents et Précaires a ainsi déplacé le conflit
sur un terrain politique.

Démontrant que le travail déborde l’emploi, que le temps de chômage
est aussi un temps d’activité, que ces activités restent invisibles à
l’entreprise et aux institutions, les intermittents se battent pour
des « nouveaux droits sociaux », pour la continuité des droits et du
revenu en situation de discontinuité de l’emploi, plutôt que pour
l’emploi à plein temps.

Ce livre (234p.) est paru en 2008 aux éditions Amsterdam

Sommaire

Introduction

I. Les acteurs du conflit

II. Interroger les méthodes d’enquête de terrain : l’expérience de l’«
expertise citoyenne »

III. Pratiques d’emploi et pratiques de travail des intermittents du
spectacle

IV. Quel modèle de protection sociale ? Quel modèle de société ?

Annexe 1 : Enquête sociologique : intermittents du spectacle
Annexe 2 : De l’échantillon à la population
Annexe 3 : Salaires et revenus
Annexe 4 : La figure du salarié-employeur
Annexe 5 : Les temps de l’intermittence
Annexe 6 : Métiers et parcours
Annexe 7 : Les différents modèles d’indemnisation chômage
Annexe 8 : Comparaison des coûts des différents systèmes
d’indemnisation chômage
Annexe 9 : Textes de la Coordination Intermittents et Précaires
Bibliographie

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4444


Conséquences du Protocole Unedic : déshabiller Pierre, et Paul aussi

Cette analyse se fonde sur les problèmes rencontrés lors des
permanences hebdomadaires Cap (Conséquences de l’application du
protocole) de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-
France destinées aux intermittents, permanences qui constituent un
moment d’enquête privilégié pour analyser les modifications
successives introduites par ce protocole et son application
progressive, celui-ci n’ayant à ce jour pas encore produit tous ses
effets.

la suite :

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4445





L’égalité des chances contre l’égalité

Le sabot, outil de liaison locale sur Rennes et ses environs, n°4,
mars 2009.



Ces réflexions ont pour origine une conférence d’Alain Renaut sur « la
discrimination positive et l’Ecole » prononcée aux Champs libres,
l’hiver dernier à Rennes. Elles se veulent en polémique par rapport au
consensus qui réduit la révolte de novembre 2005 à une envie refreinée
de parvenir, à un défaut d’égalité des chances et qui célèbre
bruyamment l’accession de Barack Obama à la plus haute autorité de
l’état américain.

« Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus
sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes mais sur l’idée
nécessaire de l’égalité des chances, données à tous les français de
prouver leur aptitude à servir. Seuls le travail et le talent
redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé
défavorable n’atteindra un français du fait de ses origines sociales,
à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il
lui apporte un concours sans réserve. »

Philippe Pétain, message au peuple francais du 11 octobre 1940

la suite:
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4443




Entretien avec Jacques Rancière

Le sabot n°4, mars 2009



T : Le sabot se veut un outil de liaison entre les diverses
composantes de ce qui se présente comme un « corps social » :
salariés, paysans, étudiants, chômeurs... [La cantine, etc.]. Quels
rapprochements et quelles différences peuvent alors être repérées au
regard de ce qu’était la situation à la fin des années 1960 ?

Jacques Rancière : L’idée de liaison entre étudiants, ouvriers et
quelquefois paysans a joué un grand rôle en 1968, notamment dans des
expériences comme celles de la « commune de Nantes », mais la
perspective des groupes militants constitués était généralement plus
utilitaire. A la Gauche Prolétarienne l’établissement de militants en
usine ou le travail militant dans des lieux de vie comme les cafés
ouvriers visaient d’abord à une présence dans le milieu ouvrier, c’est-
à-dire à la fois à une légitimité, à une connaissance du milieu et à
une capacité à en dégager le potentiel de lutte, en termes de
situations et d’activistes. Mais la préoccupation de créer du lien ou
de construire des lieux de vie comme moyen spécifique de constituer
une force n’était pas prioritaire. La force était présupposée donnée.
On partait de l’existence d’une tradition de lutte ouvrière, en
cherchant à s’appuyer sur les éléments les plus radicaux de la classe
ouvrière : syndicalistes durs ou ex-syndicalistes en rupture avec la
CGT, ouvriers immigrés radicalisés . Il s’agissait de participer aux
socialités existantes plutôt que de créer des socialités nouvelles. Il
y avait à la fois récusation de la représentation de la classe
ouvrière sous la forme traditionnelle du parti et adhésion à l’idée de
la classe ouvrière comme élément dirigeant. L’idée de liaison
aujourd’hui présuppose l’éclatement de cette configuration sociale de
la politique.

la suite :

http://www.cip-idf.org/ecrire/articles.php3?id_article=4442



Livre en ligne :




Nous sommes tous des inter-mutants du spectacle !

Petits rats d’opérette en retraite trop anticipée, formateurs
mercenaires de mercenaires formateurs, colleurs d’affiches sauvages,
graffitistes de murs aveugles, esclaves compressibles d’ateliers
clandestins, figurants en SITuation COMique, Bac+9 sans emploi
avouable, buralistes itinérants en rupture de stocks d’opiacés, nègres
pour littérateurs en mal d’inspiration, plagistes pour aoûtiens, aides
soignantes à domicile non-fixe, vacataires sans Faculté particulière,
goals volants, plongeurs éphémères d’arrière-cuisine Mac-Donald,
athlètes jetables dès trente ans, malfaiteurs à l’occasion associés,
Minie travestie à Marne-la-vallée, ex-TUC à toute heure, standardistes
en attendant mieux, pions de l’échec scolaire, vendangeurs à la petite
semaine, pupilles de la DDASS sur-employés à demeure,

la suite :

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=19





CAP, Conséquences de l'Application du Protocole Unedic, régime
d’assurance chômage des intermittents du spectacle
permanence d’accueil et d’information sur les droits, les lundis de
15h à 18h. Envoyez questions détaillées, analyses et remarques à ***@cip-idf.org

PERMANENCE PRÉCARITÉ, Chômeurs, inteRMIttents, bas salaires,
étudiants, par centaines de milliers à Paris, ne restons pas seuls !
les lundis de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions
à : ***@cip-idf.org

Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez
vos chèques à l’ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente
75019 Paris.
Sur demande une attestation peut vous être fournie.

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